DES INFRASTRUCTURES DE QUALITÉ EUROPÉENNES

L'île bénéficie de toutes les infrastructures portuaires, aéroportuaires, routières et de télécommunications de niveau européen, ce qui la place au premier rang dans la zone en matière d'équipement. Par ailleurs, La Réunion offre une offre complète d'hébergements. Avec le classement au patrimoine mondial de l’Unesco, la ligne directrice est le « développement touristique » avec notamment plus de 55 hôtels classés (normes françaises) répartis sur l'île, pour une capacité de près de 6000 lits. Certains hôtels sont équipés de salles de conférences climatisées, de matériels audiovisuels et de télécommunications haut débit. D'autres formes d'hébergement sont plus originales : les hébergements labellisés "clévacances" pour les locations saisonnières ou, pour les week-ends ou prolonger le séjour, les chambres d'hôtes ou les gîtes, labellisés Gîtes de France. De plus, les particuliers désirant mettre en location saisonnière leur bien immobilier rencontrent un vif succès.

 

Si les travaux d’infrastructures et les réalisations du BTP en général constituent des moteurs pour la croissance, on observe aussi une nouvelle dynamique territoriale, plus diffuse mais réelle, grâce à la mise en place de très nombreuses zones d’activités, innovantes souvent, bénéficiant toujours de l’appui des collectivités locales et des structures intercommunales.  Ces structures se multiplient. Elles contribuent efficacement à organiser un nouveau tissu économique désormais essentiel : 54 zones sont actuellement opérationnelles et couvrent 800 ha au total. Il est envisagé de consacrer 500 ha à ces zones d’activités d’ici 2020. 

 

Mais, dans une certaine mesure, on commence aussi à s’orienter vers une graduelle spécialisation de ces zones dans certains secteurs d’activité : logistique, distribution et transport (Le Port et la Possession), agroalimentaire (Saint-Pierre), services et NTIC (Saint-Denis) … On s’achemine donc vers la création de « pôles économiques », avec des effets de regroupement, de synergie, de cohérence et de complémentarité. Trois pôles apparaissent particulièrement dynamiques, si l’on examine en particulier les nouveaux emplois créés en une dizaine d’années (1995-2005) : Saint-Paul/Le Port/La Possession, avec 11 000 nouveaux emplois créés dans ces zones, Saint-Pierre/L’Etang-Salé, avec 8 500 nouveaux emplois et Saint-Denis/Sainte-Marie, avec 7 800 nouveaux emplois. Plus de 2 000 entreprises ont été créés grâce à ces zones et plus de 92 % d’entre elles semblent durablement installées : leur « durée de vie » dépassant maintenant une décennie, elles contribuent fondamentalement désormais à un vrai dynamisme économique endogène.

 

Ces zones d’activités entérinent aussi cette mutation d’une île qui réussit finalement à gérer, de manière somme toute assez volontaire et anticipative plutôt que dans la contrainte, des évolutions économiques inéluctables dans le cadre concurrentiel mondial. Contrairement certaines idées toutes faites ou reçues, La Réunion montre une réelle capacité d’adaptation et d’innovation.

 

Loin de se cantonner aux seuls aspects, certes stratégiques, liés à la conservation et à la valorisation des milieux naturels et de la biodiversité (dans un contexte particulier de relatif endémisme insulaire), ce projet a su très habilement insister sur les opportunités de développement local qui doivent constituer un volet central du projet. Il est ainsi établi, par exemple, que le Parc National a vocation à participer au développement d’une urbanisation maîtrisée dans les hauts de l’île. Le projet doit aussi viser à favoriser la réalisation d’équipements intégrés, inciter et participer au développement d’une « économie de services » qualifiés, d’une agriculture et d’une « filière bois » de qualité. Dans le domaine du développement touristique, le Parc National doit aussi évidemment jour un rôle essentiel : mise en valeur de sites, écotourisme sur un vaste territoire, unique au monde, et qui par ailleurs est intégré au réseau des sites du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

 

La Réunion n’est plus tout à fait cette « île à sucre », ce territoire insulaire india-océanique marqué par un climat, un cadre et un genre de vie, une civilisation créole, perpétuellement englué dans des « problèmes réunionnais ». Des mutations économiques et sociales profondes sont très largement entamées et le territoire insulaire porte, partout, les traces de ces mutations : grands programmes d’équipement et grandes infrastructures, développement urbain accéléré, multiplication des pôles d’activité, initiatives multiples et convergentes dans le domaine du développement « durable ». La Réunion ambitionne d’être exemplaire dans cette voie du développement « durable » : elle dispose d’atouts, mais sa réussite passe d’abord par une maîtrise réelle et concrète de son territoire, par une plus grande cohérence dans la multitude des projets, dans la construction d’un cadre stratégique qui fasse pleinement consensus et qui puisse constituer une référence dans la durée.

 


Les infrastructures de transports

La Réunion dispose deux aéroports, pour les longs et moyens courriers, ainsi que des ports aux emplacements stratégiques.

Situé en bord de mer au nord de l’île dans la commune de Sainte-Marie, l’Aéroport de La Réunion Roland Garros bénéficie d’une situation privilégiée de par sa proximité au chef-lieu de La Réunion, accessible en quelques minutes par la RN 2.

  • 2 millions d’euros de passagers (2014)
  • 11ème rang national pour le trafic de passagers (2011)
  • 30 millions d’euros d’investissements (2014)
  • 8 postes de stationnement gros porteurs
  • 40 000 tonnes de capacités par an pour le fret

Situé au sud-ouest de l’île, dans la commune de Saint-Pierre, il se consacre au trafic régional, notamment vers l’Île Maurice.

  • Un terminal de 2 500m²
  • 71 625 passagers (2014) sur une capacité de 500 000
  • Un peu plus de 22 tonnes de trafic fret

Situé au carrefour de grandes routes, le port de l’île de La Réunion, GPMDLR, constitue un point privilégié pour l’éclatement des marchandises dans tout l’océan Indien.

Accueille 352 bateaux et compte quelques 50 locaux commerciaux.

Petit port de pêche et de plaisance situé près du centre-ville, avec une vie diurne et nocturne animée.


Un réseau routier conséquent et en constante mutation

Le réseau routier de La Réunion est l'unique infrastructure permettant le transport de voyageurs et de marchandises à l'intérieur de l'île. Son organisation est marquée par la topographie chaotique de l'île ayant conduit à une urbanisation littorale qu'elle dessert en priorité. L'aménagement du réseau routier doit faire face à des contraintes topographiques parfois majeures, ce qui rend son entretien coûteux. Historiquement, un train faisait office de colonne vertébrale pour les transports, mais il a progressivement été miné par le syndicalisme. Les autorités, cherchant à éviter les possibilités de blocage de cette infrastructure stratégique, ont développé une politique aboutissant aujourd'hui au « tout-auto », responsable de la congestion chronique des routes littorales. Un projet de tram-train semble inéluctable malgré son ajournement politique. ( EN SAVOIR PLUS)

Accès à un réseau haut débit et des infrastructures numérique de hautes qualités

Reliée au monde par satellite ainsi que par le câble sous-marin SAFE (South Africa - Far East), La Réunion est également connectée au câble sous-marin en fibre optique LION (Lower Indian Ocean Network) relié à Madagascar et Maurice.  Intégrée à la zone euro, La Réunion est un territoire stable sur le plan macroéconomique et présente un marché bancaire de qualité. Fiable, moderne et connecté aux grands établissements financiers, l’environnement bancaire réunionnais apporte les ressources nécessaires au développement de l’activité économique et au soutien de la consommation des ménages. (EN SAVOIR PLUS)

Des infrastructures pour le Développement Durable et les énergies propres

La Réunion s’est lancée à partir des années 2000 dans une politique de développement durable de son territoire avec l’initiative du Conseil Régional de mettre en place un agenda 21 local. Elle tente de proposer sa propre vision du développement durable et de devenir un exemple pour les territoires insulaires et pour La France. La conférence de la Barbade a été un élément moteur dans l’engagement de La Réunion dans cette démarche. Elle faisait suite au sommet de Rio en 1994 et était consacrée à la mise en place du développement durable dans les Petits Etats et Territoires Insulaires.  (EN SAVOIR PLUS)