ÎLE de la RÉUNION, un Relais culturel et economique entre l'afrique, l'asie et l'occident

Plus connue pour ses paysages à la beauté époustouflante, cette région du monde recèle des potentialités économiques encore largement inexploitées. Présentes à travers deux départements, La Réunion et Mayotte, La France et ses entreprises peuvent jouer un rôle majeur dans son décollage économique, grâce à une coopération renforcée entre les acteurs régionaux. L’Océan Indien est le théâtre d’influences géopolitiques, de confrontations stratégiques et de revendications de souveraineté, tant sur terre qu’en mer. D’un point de vue géographique, l’Océan Indien est un espace bien déterminé, même si du point de vue cartographique nous avons tendance à en exclure l’Australie qui le borde à l’Est via une bande côtière pourtant pourvue de capacités portuaires parmi les plus importantes au monde. Sur le plan économique cette zone d’échange représente un enjeu majeur dans bien des domaines. Les hydrocarbures sont l’évidence : 90% des importations japonaises en hydrocarbures passent par le détroit de Malacca. Désormais les terres agricoles d’Afrique de l’Est sont devenues l’un des principaux investissements des deux grandes puissances commerciales qui s’y livrent une lutte d’influence : la Chine et l’Inde.

 

À l’image des cyclones qui viennent le ravager à chaque saison des pluies, l’océan Indien bouillonne d’énergie sous les multiples influences des peuples de tous horizons, de toutes origines venus s’établir ici. Malais, Chinois, Perses, Bantous, Arabes, puis Français et Anglais, tous ont débarqué avec leurs croyances et leurs rites, leur culture et leur mémoire aussi… Et l’océan Indien s’est retrouvé, au lendemain des indépendances, au cœur d’un ensemble politico-économico-culturel aussi riche que disparate. Dont il semble aujourd’hui devoir tirer son identité. Balafré par l’Histoire – qu’on songe à la traite négrière -, cet espace sous-régional a aujourd’hui retrouvé le calme après la tempête. Et ce quasi-continent « maritime », même s’il vit à l’heure de Londres ou de Paris, même s’il regarde vers l’Inde et bouge au rythme de l’Afrique, ne ressemble à aucun autre endroit au monde. Dans ce territoire à part, « le fait interculturel dévoilé par les sociétés créoles de l’océan Indien peut-il être à la base de la construction d’un vaste espace culturel indo-océanique ? » s’interrogeait déjà en 2002 Sudel Fuma (historien réunionnais). Cette interculturalité créole tarde peut-être à s’imposer dans les faits, mais l’espace océanique paraît pouvoir s’appuyer sur une identité insulaire commune pour se fixer un cap à tenir.

 

La Commission de l’océan Indien (COI) a justement pour but de resserrer les liens d’amitié et de solidarité de cette mosaïque humaine que constitue « l’Indianocéanie ». En un peu plus de deux décennies, l’organisation a bâti des projets de développement de dimension régionale, destinés à protéger un patrimoine unique, à améliorer des conditions de vie pas toujours paradisiaques malgré le contexte et à préserver des ressources naturelles aussi nécessaires que rares. La COI, entité de dialogue, de stabilité et de prévention des crises qui monte en puissance, tente de rapprocher les îles entre elles, et leur permet de lutter de manière conjointe contre l’insécurité alimentaire ou le réchauffement climatique. Loin d’avoir perdu le nord, l’Indianocéanie semble au contraire avoir vocation à devenir un véritable pôle de développement au sud. Pour retrouver, à terme, tout son magnétisme.

 

Relais culturel et économique entre l'Afrique, l'Asie et l'Occident, cette partie du monde est tout à la fois une terre de contrastes et d'opportunités. S'y côtoient des pays et des économies au niveau de développement très disparates, mais qui tous recèlent de réelles potentialités. Dominée par le géant indien, la région est appelée à devenir un épicentre de la croissance au cours des prochaines décennies, mais aussi le lieu où vont s'exacerber toutes les grandes évolutions des besoins mondiaux. Augmentation de la population entraînant des tensions sur les matières premières, l'énergie, la nourriture, la raréfaction de l'eau potable. Une urbanisation croissante et une explosion de la consommation, avec le développement des classes moyennes des pays émergents. Une élévation du niveau général de formation à travers le numérique. Autant d'opportunités pour des entreprises françaises au savoir-faire reconnu pour apporter des solutions durables à ces grands enjeux sociétaux.

 

En termes de flux commerciaux et de voies maritimes, l’océan Indien est un espace pivot pour les échanges internationaux. Il faut considérer cet espace comme un enjeu économique majeur invitant soit au consensus, soit à la confrontation. Si confrontation il y a, ce n’est jamais au détriment du commerce international dont la garantie des flux contraint l’ensemble de la communauté internationale. L’océan Indien abrite 25% du trafic maritime international. Avec le transit de 75% de ses exportations via cet espace, l’Union européenne a fait de la sécurisation de ses voies d’approvisionnement un enjeu majeur. En témoigne la mise en place de l’opération Atalante débutée en 2008 qui lutte contre la piraterie dans le golfe d’Aden.

 

De même 70% des hydrocarbures du Moyen-Orient affluent désormais vers l’Asie via les routes maritimes reliant le détroit d’Ormuz à celui de Malacca. Ils représentent les flux maritimes les plus denses au monde. Avec 39% des échanges maritimes de pétrole et 33% de ceux de gaz naturel liquéfié (GNL), le détroit d’Ormuz est d’une importance capitale pour les importations d’hydrocarbures, essentiellement à destination des économies asiatiques (70% du pétrole, 20% du GNL). La contrainte est plus faible pour l’Europe et les États-Unis même si du point de vue stratégique toute restriction de passage aurait de lourdes conséquences sur le prix du brut.  Le Canal de Suez vis-à-vis du pétrole représente 7% de l’activité maritime mondiale. Ce canal est la voie principale des échanges pour les conteneurs de GNL (gaz d’importation maritime). Le détroit de Malacca est un long passage maritime de 800 km, deux fois plus petit que la mer Rouge, par lequel transite l’essentiel du commerce en direction de l’Asie. L’Extrême-Orient en dépend en très grande partie pour son pétrole, son gaz, son fer et ses échanges conteneurisé. Plus de 80 000 passages par an et une saturation probable autour de 100 000. La seule alternative au détroit de Malacca est l’usage des détroits indonésiens de Lombok et de Malakasar déjà empruntés par le fer australien.

 

La Chine est tributaire du détroit de Malacca pour ses approvisionnements de l’ordre de 100% du soja importé, 90% du pétrole, 40% du fer et 40% du gaz. Le volume du trafic pétrolier pour la Chine, le Japon, Taiwan et la Corée du Sud s’élève à 450 Mt par an. L’axe entre le canal de Suez et le détroit de Malacca est la zone de trafic maritime le plus dense au monde. Les actes de piraterie dans le golfe d’Aden et la mer d’Arabie ont démontré combien la question de la sécurisation des voies d’approvisionnement était cruciale pour l’ensemble de la communauté internationale et pas seulement pour les économies asiatiques. Environ 200 Mt de pétrole transitent vers l’Amérique et l’Europe via deux routes, la Mer Rouge ou le canal du Mozambique puis le Cap de Bonne-Espérance.

 

 

Le canal du Mozambique voit transiter 30% de la production mondiale de pétrole, et les échanges de matières premières minérales entre la Chine (entre autres) et l’Afrique de l’Est vont s’intensifier. De plus, de récentes explorations dans le canal du Mozambique ont permises de révéler la présence d’importantes réserves d’hydrocarbures. Du côté du canal du Mozambique, la stratégie française concernant ses possessions consiste à en faire des plateformes de coopération régionale en réorganisant les routes maritimes du canal. 

Une carte à jouer : la France est déjà au cœur de l'océan Indien

Avec La Réunion et Mayotte, la France dispose de deux bases stratégiques qui peuvent servir de tremplin à une plus forte coopération économique avec les Etats de la région. Le moyen d'assurer une meilleure insertion de ces territoires dans leur contexte régional, en valorisant leurs atouts naturels et technologiques. Le désenclavement et le développement des infrastructures portuaires françaises de l'océan Indien représentent à ce titre une ambition fondamentale. La Réunion et Mayotte, malgré une certaine augmentation des importations asiatiques, demeurent encore trop tournées vers l'Europe. La mise en œuvre d'accords de partenariats économiques sera un facteur d'intégration régionale de ces départements avec une ouverture sur de nouveaux marchés. La mise en réseau des ports de l'Océan Indien pourrait faire office de catalyseur au développement des échanges intra régionaux. La Commission de l'Océan Indien (COI) qui réunit 5 Etats membres (Madagascar, Maurice, les Comores, les Seychelles, Mayotte et la Réunion), représentant 24 millions d'habitants (30 millions en 2025) 595 000 km² de terres émergées et une ZEE de 4,3 M km², pouvant servir de déclencheur à un vaste mouvement de coopération.

Une valorisation durable des ressources halieutiques

La mer et ses multiples ressources encore largement inexploitées représentent l'un des principaux atouts de la zone. La mutualisation des connaissances et l'échange des savoir-faire permettraient de valoriser les compétences régionales, en appui sur les pôles de recherche existants. Ainsi en est-il de l'aquaculture par le développement d'une véritable filière basée sur la recherche et l'innovation initiée par le Pôle d'excellence marine (PEM) de Mayotte et le PRM de La Réunion. Une vision partagée pour favoriser l'émergence d'un réseau d'aquaculture et pisciculture marine de l'océan Indien. Autres filières à redynamiser, la pêche, grâce à une politique commune de co-développement d’une pêche maîtrisée adaptée aux ressources locales, ou le tourisme bleu par le développement des croisières, la découverte du milieu marin, le soutien à la plaisance et aux loisirs nautiques. Le potentiel biotech marine reste lui aussi à valoriser pour créer et développer des produits, des process et services issus des biotechnologies, qui alimenteront de nouveaux marchés. L'étude des organismes marins représente l'un des grands enjeux des années à venir. Les biomolécules extractibles sont grandement valorisables, dans les domaines de l'alimentaire (aquaculture), de la santé (substances bioactives), de l'énergie (micro algues pour biocarburant), de l'environnement, comme dans la mise en œuvre de process industriels. Le développement des énergies renouvelables marines (houle énergie thermique, biomasse…), et l'exploration des ressources minérales, constituent eux aussi un vaste champ d'intervention pour les entreprises désireuses de s'implanter dans la région.


Océan Indien: Épicentre de la croissance à venir

Si La Réunion, l’île Maurice et les Seychelles sont en pole position en matière économique, Madagascar et les Comores pourraient créer la surprise à l'avenir. Reliant la mer de Chine à la mer Méditerranée, l'Océan Indien demeure le plus petit des trois océans et ne compte pas moins de vingt-six pays côtiers et des centaines d'îles. L'Océan indien séduit de nombreux investisseurs car il est au cœur des échanges mondiaux, faisant office de lieu de rencontre entre l'Occident et l'Orient. Situé dans un carrefour stratégique, la place de l’Océan Indien dans l’économie mondiale devient prépondérante avec l’essor de l'Inde, l'Egypte et l'Asie occidentale, permettant de favoriser le développement d'une économie durable. L'Océan Indien dispose d'importantes ressources économiques et favorise de nombreux services comme le transport maritime, l'agriculture, la pêche, l'élevage, les industries manufacturières, le tourisme et le BTP. Il ressort que l'activité de l'ensemble des secteurs est globalement bien orientée, parmi lequel le BTP est devenu l’un des principaux employeurs de l’Océan Indien. Le secteur du bâtiment et des travaux public connait une hausse annuelle régulière, dopé par les chantiers d'infrastructures, des commandes de grands ouvrages mais aussi des réalisations immobilières : l’immobilier de logements et locaux non résidents par exemple. Les prévisions d'investissements continuent dans cette même tendance et les chefs d'entreprise restent optimistes et prévoient une nouvelle hausse de leur chiffre d'affaires. (EN SAVOIR PLUS)

Ouverture sur de nouveaux marchés

Voilà une région parmi les plus attachantes du continent, à la fois pour la beauté de ses sites et son attractivité touristique, mais aussi pour son dynamisme économique. Si les Comores et Madagascar apparaissent comme les pays de l'océan Indien les plus fragiles économiquement, ­chacun d'entre eux détient cependant un atout qui pourrait faire la différence.  En dehors des produits traditionnels de l'agriculture (clous de girofle, ylang-ylang, vanille), les Comores pourraient compter à l'avenir sur des réserves pétrolières que d'aucuns considèrent comme supérieures à celles du Qatar. Quant à Madagascar, bien que sa situation politique ­hypothèque depuis de nombreuses années le ­développement du pays, l'horizon économique est marqué – derrière la croissance promise de 5,1  % en 2018 – par les cours intéressants de la vanille, l'exploitation du graphite de Graphmada Large Flake par l'Australien Bass Metals sur dix ans, ainsi que des investissements dans les ­infrastructures aéroportuaires (Antananarivo) et énergétiques (+ 300 MW dans le réseau électrique d'ici à 2019). Sans oublier l'augmentation du nombre de touristes (+ 20  % en 2016) grâce à sa faune et sa flore uniques. A côté, les Seychelles brillent de mille feux par l'attrait de leurs 115 îles et îlots granitiques et coralliens où vit une population diverse et instruite. Pays où les services représentent plus de 80  % du PIB, les Seychelles font penser, sur le plan touristique, à leur puissant voisin, Maurice, qui remporte toutefois la palme de la destination et où se conjuguent le mieux loisirs et business.

Alors que sa croissance prévue pour 2018 par le Fonds monétaire international se situe à 4  %, il y a tout lieu de noter que Maurice est dans le peloton de tête africain du classement Doing ­Business 2018. Elle a vu son PIB par habitant ­gagner 400 dollars en un an, si l'on en croit le ­rapport 2018 du Conseil français des investisseurs en Afrique sur les entreprises internationales en Afrique. Les voyants sont donc d'autant plus au vert que le nombre de touristes a atteint le chiffre de 1,3 million en 2017 et que le projet de barrage de Bagatelle suit un bon rythme ­d'avancement et devrait à terme alimenter 80  % de la population en eau potable. Enfin, le BTP, principal vecteur de croissance, tient dans la construction du Metro Express de Port-Louis à Curepipe (26 km) le plus grand chantier de toute l'histoire de l'île Maurice, déployé via un financement indien de 675 millions de dollars. Sur le plan financier, il y a certes la pression exercée par l'OCDE à l'endroit des paradis fiscaux, dont Maurice, citée dans les Paradise Papers, a le «  parfum  », mais le pays est en train de ­s'organiser afin de respecter les préconisations du G20. Enfin,  L'île de La Réunion, à la fois région et département français d'outre-mer, avec 800 000 habitants, est très occupée par la nature et met tout en œuvre pour développer son économie ainsi que réduire son taux de chômage. La Réunion se prend donc en main et a identifié 5 secteurs porteurs susceptibles de lui apporter de la croissance économique : l'agroalimentaire, secteur historique avec la production de rhum notamment, l'énergie - l'ile compte près de 40% de son énergie produite à partir de ressources renouvelables, pour limiter le recours au pétrole, les TIC(Technologies de l'information et de la communication), le tourisme, avec un positionnement haut de gamme et le commerce et la construction (plus de 80% du PIB). (EN SAVOIR PLUS)

Des infrastructures de qualités européennes

L'île bénéficie de toutes les infrastructures portuaires, aéroportuaires, routières et de télécommunications de niveau européen, ce qui la place au premier rang dans la zone en matière d'équipement. Par ailleurs, La Réunion offre une offre complète d'hébergements. Avec le classement au patrimoine mondial de l’Unesco, la ligne directrice est  le « développement touristique» avec notamment plus de 55 hôtels classés (normes françaises) répartis sur l'île, pour une capacité de près de 6000 lits. Certains hôtels sont équipés de salles de conférences climatisées, de matériels audiovisuels et de télécommunications haut débit. D'autres formes d'hébergement sont plus originales : les hébergements labellisés "clévacances" pour les locations saisonnières ou, pour les week-ends ou prolonger le séjour, les chambres d'hôtes ou les gîtes, labellisés Gîtes de France. De plus, les particuliers désirant mettre en location saisonnière leur bien immobilier rencontrent un vif succès. (EN SAVOIR PLUS)

Partenariats économiques: Facteur d’intégration régional

Les Accords de Partenariat Economique (APE) donnent l’opportunité d’approfondir et d’accélérer l’intégration régionale. Le potentiel de ces accords pour doper la croissance et favoriser la prospérité dans toute la région en soutenant l’intégration des économies dans la mondialisation grâce à l’investissement et au commerce. Les APE ont un énorme potentiel qu’il ne sera possible de libérer que si les pays de la région et l’UE travaillent ensemble pour faire des opportunités une réalité.

 

Développer les échanges intra-regionaux est important pour:

  • Réduire la dépendance internationale notamment dans le domaine agro alimentaire ( sécurité alimentaire) 
  • Réduire le stockage ( délais d’approvisionnement plus courts) 
  • Réduire les coûts d’approvisionnement (transport, stockage)
  • Réduire la dépendance aux fluctuations mondiales des prix 
  • Améliorer l’emploi et le revenu des habitants de la région 
  • Réduire les émissions de CO²

Cependant le développement des échanges intra-régionaux suppose un accroissement de l’offre régionale en quantité, variété et qualité , ce qui a pour corollaire la création et le développement des entreprises (via des investissements et les formations)  ainsi que le développement des infrastructures routières et portuaires.

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La Commission de l’Océan Indien

La Commission de l'océan Indien (COI) est une organisation intergouvernementale créée en 1982 à Port-Louis (Maurice) et institutionnalisée en 1984 par l'Accord de Victoria (Seychelles). Elle réunit cinq pays de la région océan Indien : Union des Comores, France/Réunion, Madagascar, Maurice, Seychelles.

 

La COI a deux missions spécifiques :

  • elle est le vecteur privilégié de construction et de développement solidaire de l’espace indianocéanique au sein duquel les déplacements et connexions physiques et immatérielles doivent pouvoir se réaliser de manière efficace ;
  • elle sert ensuite de cadre à ses Etats membres pour mener des actions collectives extérieures d’intégration et de coopération avec la région Afrique orientale et australe, le continent africain (UA), le Sud (collaboration Sud-Sud) et le reste du monde, ainsi qu’avec les institutions multilatérales et les différents bailleurs.

La COI intervient là où son action apporte une forte valeur ajoutée par rapport aux actions de ses membres et/ou aux initiatives d’organisations régionales plus larges (COMESA, SADC, Tripartite), d’institutions continentales (Union africaine) et/ou multilatérales (ONU, OMC, etc.).

Tout en veillant à respecter les principes de coordination, de complémentarité et de subsidiarité, la COI assume un rôle d’accompagnement, voire d’impulsion, dans des domaines où ses membres ont besoin d’un soutien spécifique accru et où les organisations régionales plus larges prennent insuffisamment en compte leurs spécificités insulaires. Son ambition est d’accroître l’impact de ses interventions, en mettant l’accent sur la réalisation d’initiatives qui produisent des résultats plus concrets et plus visibles au bénéfice des populations. (EN SAVOIR PLUS)