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Faire revenir la diaspora mauricienne : quelles difficultés et quelles solutions ?

Il est difficile d’évaluer la taille de la diaspora mauricienne mais on estime qu’elle englobe entre 200 000 et 500 000 personnes si on compte la première génération d’émigrés (années 1960-1970), leurs enfants et petits-enfants.

Les pays accueillant le plus de membres de la diaspora mauricienne sont la Grande-Bretagne, la France, l’Australie, le Canada, l’Afrique du Sud. Ces vagues d’immigrations ont eu lieu majoritairement pendant les années 1960-1970 après l’indépendance de l’Ile Maurice. Aujourd’hui, la première génération est retraitée et beaucoup décident de revenir sur leur île natale, tout en bénéficiant d’un niveau de vie agréable. Mais le réel enjeu aujourd’hui pour l’Ile Maurice est de capter les deuxième et troisième générations, plus jeunes, encore actives mais qui ont beaucoup moins d’attaches à l’île. Ce sont elles qui peuvent apporter à Maurice les nouvelles compétences et expertises dont elle a grandement besoin pour développer les secteurs à forte valeur ajoutée.

 

 

 


Les Mauriciens émigrés ont généralement bien réussi leur vie à l’étranger : la grande majorité des revenants ont suivi des études longues et certains sont devenus avocats, médecins, financiers… La difficulté est que ces générations sont déjà bien implantées, elles ne sont pas nées à l’Ile Maurice et ont déjà établi de solides réseaux dans leurs pays d’accueil.

 

Le gouvernement mauricien a mis du temps à comprendre l’enjeu du retour de sa diaspora. Certaines mesures ont été mises en place, comme le Mauritian Diaspora Research Funding Scheme (MDRFS), visant à faire venir des experts issus de la diaspora mauricienne pour animer des programmes de recherche ou d’enseignement. Ce scheme a eu un maigre effet, il a été relayé par le Mauritian Diaspora Scheme qui lui propose une politique durable en attribuant des avantages fiscaux aux membres de la diaspora s’ils (re)viennent s’installer définitivement à l’Ile Maurice. Ce programme a permis à 168 membres de la diaspora, dont une soixantaine d’entrepreneurs, de rentrer au pays sur 290 demandes.

 

Une des initiatives les plus ambitieuses est venue d’une association : Nou Diaspora, ayant pour but de créer une communauté en ligne. Cette initiative créée grâce à Internet permet aux membres de la diaspora mauricienne de se retrouver entre eux, mais cela va plus loin : « Nous comptons créer une base de données des Mauriciens établis à l’étranger, ainsi qu’une plateforme d’échange pour les affaires. Le Board of Investment nous viendra en aide dans ce domaine », explique Daniel Saramandif, Président de l’association. Ces initiatives auraient naturellement dû être prises par le gouvernement Mauricien. En effet, 50 ans après l’Indépendance, il n’existe toujours pas de base de données. Selon le Ministère des Affaires étrangères, « les missions diplomatiques mauriciennes à l’étranger ont peut-être leurs bases de données respectives, mais il n’en existe pas une qui centralise tous les renseignements ».

Par ailleurs, même le département s’occupant des bourses, au Ministère de l’Éducation, n’est pas à jour. Une base de données sur ces boursiers aurait permis, elle aussi, de garder contact avec les cerveaux vivant à l’étranger.

 

 

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Sources :

https://www.lexpress.mu/article/272372/diaspora-difficile-retour-mauriciens-au-pays

https://www.lexpress.mu/article/260338/nou-diaspora-creer-une-base-donnees-mauriciens-letranger

https://www.lexpress.mu/article/326957/50ansmoris-nou-diaspora-leur-pierre-ledifice

 

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